À l'épreuve pratique du SSIAP 1, la ronde ne s'arrête pas quand vous avez trouvé l'anomalie. L'annexe IX de l'arrêté du 2 mai 2005 décrit l'épreuve en une phrase, et c'est sa fin qui compte : « Réalisation d'une ronde avec des anomalies, dans un délai raisonnable, et découverte d'un sinistre. Des questions du jury compléteront la ronde. A l'issue, le candidat renseignera une main courante sur l'une des anomalies constatées ». Durée : 15 minutes. Évaluation : apte ou inapte.
Autrement dit, la dernière chose que le jury lit de vous est un texte que vous avez écrit sous pression, et personne ne vous a jamais montré à quoi il doit ressembler.
Cette page comble ce trou. Elle donne un modèle en sept champs, un exemple entièrement rempli, puis six anomalies de ronde à rédiger vous-même avec leur corrigé. Tous les éléments réglementaires cités sont repris du texte en vigueur, consulté sur Légifrance le 23 septembre 2026, et chaque source est liée en bas de page.
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Ce que le référentiel consacre réellement à la main courante
L'article 4 de l'arrêté du 2 mai 2005 fixe le cadre : « L'enseignement reçu pour prétendre à l'emploi d'agent de sécurité incendie doit être dispensé conformément à l'annexe II du présent arrêté et représenter un volume horaire minimum de 67 heures (hors temps d'examen et temps de déplacements). »
Sur ces 67 heures, la partie 4 du programme, intitulée « ROLE ET MISSIONS DES AGENTS DE SECURITE INCENDIE », pèse 18 heures, réparties en sept séquences :
| Séquence | Intitulé | Durée |
|---|---|---|
| 1 | Le service de sécurité | 1 h 00 |
| 2 | Présentation des consignes de sécurité et main courante | 1 h 00 |
| 3 | Poste de sécurité | 2 h 30 |
| 4 | Rondes de sécurité et surveillance des travaux | 4 h 00 |
| 5 | Mise en œuvre des moyens d'extinction | 4 h 00 |
| 6 | Appel et réception des services publics de secours | 4 h 00 |
| 7 | Sensibilisation des occupants | 1 h 30 |
Deux de ces séquences vous parlent directement.
La séquence 2, d'une heure, s'appelle littéralement « PRESENTATION DES CONSIGNES DE SECURITE ET MAIN COURANTE ». Cette heure se coupe en deux : 0 h 30 de contenu, 0 h 30 d'application. La colonne « Contenu » commence par les consignes de sécurité, générales et particulières, puis tient en trois mots pour ce qui nous occupe : « Main courante », « Contenu », « Rédaction ». La demi-heure théorique est donc partagée entre les consignes et la main courante. L'application, elle, est une « Mise en situation avec différentes consignes et rédaction sur la main courante ».
La séquence 4, de quatre heures, porte sur les rondes. Son contenu énumère « Objectif de la ronde / Modalités de réalisation / Contrôle des rondes et renseignement de la main courante / Utilisation des moyens de communication mobiles / Mesures adaptées de protection des travaux / Contrôle du respect des mesures des permis de feu établis / Rondes de surveillance après les permis de feu ». Et dans les matériels et documentation recommandés pour cette séquence, le référentiel liste deux objets seulement : « Main courante » et « Moyens de communication mobiles ».
La conclusion à en tirer est simple, et elle explique pourquoi cette page existe : parmi tous les documents que l'agent manipule, la main courante est le seul dont le référentiel fasse de la rédaction un contenu de séquence à part entière. Une demi-heure de théorie, partagée avec les consignes de sécurité, une demi-heure de mise en situation, et un renseignement à faire dans les quatre heures de rondes. Ce n'est pas un détail administratif, c'est une compétence évaluée.
Ce que l'examen demande, mot pour mot
L'examen SSIAP 1 a deux épreuves. L'épreuve écrite est un « QCM de 30 questions portant sur l'ensemble du programme », en 30 minutes, noté sur 20 : « une note inférieure à 12 ne permet pas la délivrance du diplôme ». Son format, et la façon dont les deux épreuves se combinent, sont traités dans notre guide sur le format officiel des examens. Ici, c'est la seconde qui nous occupe.
L'épreuve pratique dure 15 minutes et se note apte ou inapte. Le texte de l'annexe IX en donne le déroulé exact : réalisation d'une ronde avec des anomalies dans un délai raisonnable, découverte d'un sinistre, questions du jury, puis, « à l'issue, le candidat renseignera une main courante sur l'une des anomalies constatées ».
Trois choses se déduisent de cette phrase, et elles changent la façon de s'y préparer.
Une seule anomalie. Le texte dit « l'une des anomalies constatées », au singulier. Vous n'avez pas à tout consigner : vous avez à choisir une anomalie et à la traiter complètement. Un candidat qui survole cinq lignes pour cinq constats livre cinq comptes rendus inexploitables.
Après la ronde, pas pendant. La rédaction intervient « à l'issue ». Pendant la ronde, vous relevez ; ce que vous notez sur place est un brouillon, pas la main courante.
Dans les 15 minutes annoncées. La ronde, les questions du jury et la rédaction tiennent dans la même enveloppe de temps ; le texte ne minute aucune étape, et le temps précis laissé à la rédaction dépend donc du déroulé. C'est précisément pour cela qu'un modèle appris par cœur vaut mieux qu'un talent de rédacteur : vous ne cherchez plus la structure, vous la remplissez.
Un mot pour ceux qui visent la suite : au SSIAP 2, l'annexe IX prévoit que « le candidat remettra au jury sa main courante à la fin de l'épreuve ». Le document suit donc la filière, avec un niveau d'exigence croissant. Voir notre guide sur le SSIAP 2.
Main courante et registre de sécurité : deux documents différents
C'est la confusion la plus fréquente, et elle tombe aussi bien au QCM qu'à l'oral du jury.
Le registre de sécurité est un document réglementaire, prévu par l'article R143-44 du code de la construction et de l'habitation. Sa version en vigueur depuis le 1er juillet 2026, issue du décret n° 2025-1100 du 19 novembre 2025, dispose : « Dans les établissements soumis aux prescriptions du présent chapitre, il doit être tenu un registre de sécurité sur lequel sont reportés les renseignements indispensables à la bonne marche du service de sécurité. »
Ce registre comprend, outre les pièces attendues aux articles R. 141-10 et R. 141-11, cinq rubriques :
| N° | Contenu du registre de sécurité |
|---|---|
| 1° | Les dates des travaux d'aménagement et de transformation, leur nature, les noms du ou des entrepreneurs et, s'il y a lieu, de l'architecte ou du technicien chargé de surveiller les travaux |
| 2° | L'état nominatif et hiérarchique des personnes appartenant au service de sécurité |
| 3° | Les diverses consignes, générales et particulières, établies en cas d'incendie, y compris les consignes d'évacuation prenant en compte les différents types de handicap |
| 4° | Les dates des divers contrôles et vérifications ainsi que les observations auxquelles ceux-ci ont donné lieu |
| 5° | Les dates des exercices de sécurité incendie |
Regardez cette liste : la main courante n'y figure pas. Le registre recense des dates, des états et des consignes, c'est-à-dire la vie réglementaire de l'établissement, sur une échelle de mois et d'années. La main courante, elle, est le journal de bord du poste de sécurité : elle tient l'échelle de l'heure et de la vacation.
La règle mnémotechnique, tirée de l'usage professionnel et non d'un texte : le registre de sécurité est le document que l'exploitant tient à disposition des contrôles, la main courante est celui qui se transmet à la relève. Et la cinquième rubrique est récente, elle date de la version en vigueur depuis le 1er juillet 2026 : si votre support de cours a plus d'un an, il ne la mentionne probablement pas.
Le modèle : sept champs, toujours dans le même ordre
Voici le squelette à connaître par cœur. Il n'est pas imposé par un texte : c'est une trame de rédaction, construite pour couvrir tout ce qu'un lecteur qui n'était pas là doit pouvoir reconstituer. Chaque main courante d'entreprise a son propre imprimé, mais aucun n'attend moins que ces sept informations.
| # | Champ | Question à laquelle il répond |
|---|---|---|
| 1 | Date et heure du constat | Quand, à la minute |
| 2 | Rédacteur | Qui a vu, et en quelle qualité |
| 3 | Localisation | Où exactement : bâtiment, niveau, local, repère fixe |
| 4 | Nature du constat | Ce qui a été vu, en termes factuels |
| 5 | Mesures immédiates | Ce que l'agent a fait sur place, avec l'heure |
| 6 | Compte rendu | Qui a été alerté, par quel moyen, à quelle heure |
| 7 | Suite et clôture | Ce qui a été décidé, ce qui reste ouvert, heure et signature |
Et la trame à recopier telle quelle sur votre brouillon avant l'épreuve, pour n'avoir plus qu'à la remplir. Les crochets sont les trous à combler :
- 1. Date et heure du constat : le [date] à [heure].
- 2. Rédacteur : [fonction] [nom], en service au poste de sécurité.
- 3. Localisation : lors de la ronde de [heure de départ], au [bâtiment, niveau, local, repère].
- 4. Nature du constat : constaté [fait observé, sans interprétation].
- 5. Mesures immédiates : à [heure], [action de l'agent].
- 6. Compte rendu : à [nom et fonction], à [heure], par [moyen].
- 7. Suite et clôture : [décision, intervention demandée, délai]. Fait le [date] à [heure]. Signature.
Un exemple entièrement rempli, sur une anomalie banale :
Le 22 septembre 2026 à 21 h 47, agent de sécurité incendie Martin, en service au poste de sécurité. Lors de la ronde de 21 h 30, au bâtiment B, niveau 2, couloir des salles de réunion, en face de la salle B-214 : constaté que l'extincteur est absent de son support mural, le support et la signalisation étant en place. Mesures prises à 21 h 49 : zone laissée en l'état, recherche de l'appareil dans les locaux voisins, sans résultat. Compte rendu au chef d'équipe M. Dubois à 21 h 52 par radio. Suite : remplacement demandé au service technique, anomalie maintenue ouverte et signalée à la relève. Fait le 22 septembre 2026 à 21 h 55. Signature.
Moins de cent vingt mots, sept champs, aucun adjectif. C'est la cible.
Les six règles d'écriture qui font la différence
Elles ne s'inventent pas à chaud, elles s'appliquent.
1. Le fait, jamais l'interprétation. « Porte coupe-feu maintenue ouverte par une cale en bois » est un fait. « Porte coupe-feu sabotée » est une accusation. Le jury lit la première phrase et rejette la seconde.
2. Une heure par action. Constat, mesure, compte rendu, clôture : quatre moments, quatre heures. Une main courante sans heures ne prouve rien, et c'est exactement ce qu'on lui demande de faire, prouver.
3. Une localisation qu'un inconnu retrouve seul. « Au 2e » ne suffit pas. « Bâtiment B, niveau 2, couloir des salles de réunion, en face de la B-214 » suffit. Le test : la relève doit pouvoir y aller sans vous appeler.
4. Aucune personne nommée sans nécessité. Nommez ceux qui agissent (le chef d'équipe alerté, l'intervenant). Pour un tiers constaté, décrivez la situation, pas l'individu.
5. Le présent des faits, à la forme active. « Constaté que » plutôt que « il semblerait que ». Une main courante qui hésite n'est pas prudente, elle est inutilisable.
6. Une anomalie, une entrée. Deux constats sans rapport font deux entrées. C'est ce que permet la consigne d'examen, qui demande de renseigner la main courante « sur l'une des anomalies constatées ».
Les trois défauts que ces six règles visent en premier : l'absence d'heure de compte rendu, une localisation vague, et le verbe d'opinion. Tous trois se corrigent en relisant, et vous avez le temps de relire cent vingt mots.
Six anomalies de ronde, à rédiger vous-même
Chronométrez-vous : trois minutes par entrée, à la main, avec la trame. Les corrigés suivent, donc cachez-les.
Anomalie 1. Ronde de 22 h 15. Au niveau -1 du parking, la porte coupe-feu qui sépare le parking du hall des ascenseurs est maintenue ouverte par un extincteur posé au sol contre son battant.
Anomalie 2. Ronde de 6 h 40. Dans l'escalier C, entre le niveau 1 et le niveau 2, quatre cartons de fournitures sont entreposés sur le palier, réduisant le passage à environ la moitié de sa largeur.
Anomalie 3. Ronde de 14 h 05. Le coffret du robinet d'incendie armé du niveau 3, aile Est, est fermé par un cadenas dont personne au poste ne détient la clé.
Anomalie 4. Ronde de 3 h 20. Au poste de sécurité, un voyant de dérangement est allumé sur le tableau, sur la boucle de détection du niveau 4. Aucune alarme, aucun signe de sinistre lors du passage au niveau 4.
Anomalie 5. Ronde de 19 h 50. Une issue de secours du rez-de-chaussée, côté cour, est condamnée de l'intérieur par une chaîne et un cadenas. Le bloc autonome d'éclairage de sécurité au-dessus de cette issue est éteint.
Anomalie 6. Ronde de 11 h 30. Sur la terrasse technique du niveau 5, une entreprise réalise une soudure. Le permis de feu affiché sur place porte la date de la veille et aucun extincteur n'est présent à moins de dix mètres du poste de travail.
Prenez les six. La sixième est celle qui sépare un candidat préparé des autres : elle relève de la surveillance des travaux, l'autre volet de la séquence 4 du référentiel, et elle appelle une mesure immédiate, pas seulement un constat.
Les six corrigés
Chaque corrigé suit la trame en sept champs. Les noms et les heures sont des exemples ; ce qui compte est la structure et le choix des mots.
Corrigé 1. Ronde de 22 h 15, niveau -1, parking, porte coupe-feu d'accès au hall des ascenseurs : constaté que la porte est maintenue ouverte par un extincteur posé au sol contre son battant. Mesures prises à 22 h 17 : extincteur retiré et remis sur son support, porte refermée et vérifiée en position fermée. Compte rendu au chef d'équipe à 22 h 19 par radio. Suite : anomalie levée sur place, signalée à la relève pour surveillance du secteur. Fait à 22 h 23. Signature.
Corrigé 2. Ronde de 6 h 40, escalier C, palier entre les niveaux 1 et 2 : constaté quatre cartons de fournitures entreposés sur le palier, réduisant la largeur de passage d'environ la moitié. Mesures prises à 6 h 45 : cartons déplacés hors de l'escalier, dans le local de stockage du niveau 1, passage libéré. Compte rendu au chef d'équipe à 6 h 50 par radio. Suite : information à transmettre au service concerné, escalier à recontrôler à la ronde suivante. Fait à 6 h 52. Signature.
Corrigé 3. Ronde de 14 h 05, niveau 3, aile Est, coffret du robinet d'incendie armé : constaté que le coffret est fermé par un cadenas ; aucune clé de ce cadenas n'est détenue au poste de sécurité. Mesures prises à 14 h 08 : emplacement signalé, aucune ouverture possible avec les moyens du poste. Compte rendu au chef d'équipe à 14 h 10 par radio. Suite : retrait du cadenas demandé en urgence, moyen de secours considéré indisponible jusqu'à intervention, anomalie maintenue ouverte. Fait à 14 h 14. Signature.
Notez la formule « moyen de secours considéré indisponible » : elle dit la conséquence sans qualifier la faute, et c'est exactement le registre attendu. Les caractéristiques réglementaires des extincteurs, des RIA et des colonnes sont détaillées dans notre fiche de révision des moyens de secours.
Corrigé 4. Ronde de 3 h 20, poste de sécurité, tableau de signalisation : constaté un voyant de dérangement allumé sur la boucle de détection du niveau 4. Aucune alarme, aucune odeur ni fumée relevée lors du passage au niveau 4 à 3 h 28. Mesures prises à 3 h 30 : signalisation notée, niveau 4 placé sous surveillance renforcée, passage supplémentaire programmé à 4 h 30. Compte rendu au chef d'équipe à 3 h 32 par téléphone. Suite : intervention du mainteneur à demander à l'ouverture, anomalie maintenue ouverte et transmise à la relève. Fait à 3 h 35. Signature.
Corrigé 5. Ronde de 19 h 50, rez-de-chaussée, issue de secours côté cour : constaté que l'issue est condamnée de l'intérieur par une chaîne et un cadenas, et que le bloc autonome d'éclairage de sécurité situé au-dessus est éteint. Mesures prises à 19 h 53 : chaîne non retirable avec les moyens du poste, issue balisée, personnel du secteur informé de l'itinéraire d'évacuation de substitution. Compte rendu au chef d'équipe à 19 h 55 par radio, puis au responsable d'exploitation à 20 h 02 par téléphone. Suite : levée de la condamnation demandée sans délai, deux anomalies maintenues ouvertes (issue condamnée, éclairage de sécurité hors service). Fait à 20 h 06. Signature.
C'est l'entrée la plus grave des six, et elle en contient deux. Le réflexe d'examen : quand deux anomalies sont liées au même point, on les nomme toutes les deux à la clôture plutôt que d'en oublier une dans le corps du texte.
Corrigé 6. Ronde de 11 h 30, terrasse technique du niveau 5 : constaté une opération de soudure en cours par une entreprise extérieure. Le permis de feu affiché sur place porte la date de la veille. Aucun extincteur n'est présent à proximité immédiate du poste de travail. Mesures prises à 11 h 32 : interruption des travaux demandée à l'entreprise, extincteur du niveau 5 mis à disposition sur le poste de travail. Compte rendu au chef d'équipe à 11 h 35 par radio. Suite : reprise subordonnée à l'établissement d'un permis de feu du jour, ronde de surveillance après travaux à prévoir. Fait à 11 h 40. Signature.
La dernière phrase est celle que le référentiel attend : la séquence 4 cite explicitement le « contrôle du respect des mesures des permis de feu établis » et les « rondes de surveillance après les permis de feu ». Un candidat qui ferme son entrée sans mentionner la ronde de surveillance après travaux a traité l'anomalie à moitié.
À retenir
- L'annexe IX de l'arrêté du 2 mai 2005 prévoit que, à l'issue de la ronde, le candidat renseigne une main courante sur l'une des anomalies constatées : une seule, après la ronde, dans une épreuve de 15 minutes notée apte ou inapte.
- L'épreuve écrite est une épreuve distincte : QCM de 30 questions en 30 minutes, et « une note inférieure à 12 ne permet pas la délivrance du diplôme ».
- Le référentiel consacre à ce document une séquence d'une heure intitulée « Présentation des consignes de sécurité et main courante » : 0 h 30 de contenu, partagé avec les consignes de sécurité, et 0 h 30 de mise en situation. Ce contenu inclut « Main courante / Contenu / Rédaction », et une séquence de 4 heures sur les rondes inclut « Contrôle des rondes et renseignement de la main courante ».
- Ces deux séquences appartiennent à la partie 4 du programme, « Rôle et missions des agents de sécurité incendie », qui pèse 18 heures sur les 67 heures minimum de la formation.
- La main courante n'est pas le registre de sécurité : l'article R143-44 du code de la construction et de l'habitation, dans sa version en vigueur depuis le 1er juillet 2026, énumère cinq rubriques (travaux, état nominatif du service, consignes, contrôles et vérifications, dates des exercices de sécurité incendie) et la main courante n'en fait pas partie.
- La trame qui tient toujours : date et heure, rédacteur, localisation précise, fait constaté, mesures immédiates, compte rendu avec son heure, suite et clôture signée. Des faits, des heures, aucun adjectif.
Questions fréquentes
Existe-t-il un modèle officiel de main courante SSIAP ? Non. Aucun des textes qui régissent le SSIAP n'impose de formulaire type : l'annexe II de l'arrêté du 2 mai 2005 impose d'enseigner le « contenu » et la « rédaction » de la main courante, et l'annexe IX impose d'en renseigner une à l'examen, sans en imposer la forme. Chaque établissement a son imprimé ou son logiciel. La trame en sept champs donnée sur cette page est une méthode de rédaction, pas une obligation réglementaire.
Combien de temps ai-je pour rédiger la main courante à l'examen ? L'annexe IX fixe 15 minutes pour l'ensemble de l'épreuve pratique du SSIAP 1 : la ronde avec anomalies, la découverte du sinistre, les questions du jury et la main courante. Le temps précis laissé à la rédaction dépend donc du déroulé, ce qui est l'argument décisif pour arriver avec une trame apprise.
Dois-je consigner toutes les anomalies trouvées pendant la ronde ? À l'examen, non. Le texte demande de renseigner une main courante « sur l'une des anomalies constatées », au singulier. En service, la règle est différente et dépend des consignes de votre établissement : la main courante est un journal de vacation, et l'usage veut que ce qui n'y est pas écrit soit réputé ne pas avoir eu lieu.
Quelle est la différence entre la main courante et le registre de sécurité ? Le registre de sécurité est prévu par l'article R143-44 du code de la construction et de l'habitation et rassemble les renseignements indispensables à la bonne marche du service de sécurité : dates de travaux, état nominatif du service, consignes en cas d'incendie, dates des contrôles et vérifications, dates des exercices de sécurité incendie. La main courante est le journal de bord quotidien du poste de sécurité, qui trace les événements d'une vacation heure par heure.
La main courante est-elle demandée aussi au SSIAP 2 ? Oui, et de façon plus exigeante : l'annexe IX prévoit pour l'épreuve pratique du SSIAP 2 que « le candidat remettra au jury sa main courante à la fin de l'épreuve ».
Peut-on raturer une main courante ? Les usages professionnels veulent qu'on ne surcharge ni n'efface une entrée déjà portée, et qu'une correction se fasse par une entrée nouvelle qui renvoie à la précédente. Ce point relève des consignes propres à chaque établissement et non d'un texte national : appliquez celles de votre service, et à l'examen, écrivez proprement du premier coup, ce que la trame rend possible.
Ces informations sont-elles à jour ? Elles proviennent de l'arrêté du 2 mai 2005 modifié (annexes II et IX) et de l'article R143-44 du code de la construction et de l'habitation dans sa version en vigueur depuis le 1er juillet 2026, consultés sur Légifrance le 23 septembre 2026. Chaque source est liée en bas de page. Avant une épreuve, une vérification directe coûte deux minutes.
Ce site délivre-t-il le diplôme SSIAP 1 ? Non. test-securite.fr prépare aux QCM et n'est affilié ni au ministère de l'Intérieur, ni au CNAPS, ni à un organisme de formation agréé. Nos tests d'entraînement couvrent le programme, le diplôme s'obtient auprès d'un centre de formation agréé.
▸ SOURCES
- Arrêté du 2 mai 2005 modifié, annexe IX : organisation de l'examen SSIAP 1 et SSIAP 2 (épreuve pratique, main courante) — Légifrance (DILA)
- Arrêté du 2 mai 2005 modifié, annexe II : référentiel pédagogique SSIAP 1 (partie 4, séquences 2 et 4) — Légifrance (DILA)
- Arrêté du 2 mai 2005 relatif aux missions, à l'emploi et à la qualification du personnel permanent des services de sécurité incendie, article 4 (volume horaire) — Légifrance (DILA)
- Code de la construction et de l'habitation, article R143-44 : registre de sécurité des établissements recevant du public — Légifrance (DILA)