La tenue de l'agent de sécurité n'est pas une question de style : c'est une obligation légale, encadrée par le Code de la sécurité intérieure et, depuis peu, par un arrêté qui impose des mentions d'identification précises. Objectif : que le public identifie clairement un agent privé, et ne le confonde jamais avec un policier. Ce guide fait le point.
test-securite.fr est un site indépendant d'entraînement au QCM ; ce guide est un état des lieux factuel.
Une tenue obligatoire et identifiable
L'article L613-4 du Code de la sécurité intérieure impose à l'agent de surveillance et de gardiennage le port d'une tenue particulière, portant de façon visible un numéro d'identification individuel et des éléments communs d'identification.
Une exception : l'agent de télésurveillance qui n'est pas en contact avec le public n'est pas tenu de porter cette tenue (article L613-6-1), logique puisqu'il travaille depuis un centre de supervision.
Ne jamais prêter confusion avec la police
C'est une ligne rouge du métier. La tenue de l'agent ne doit entraîner aucune confusion avec celles des services publics : police nationale, gendarmerie, douanes, polices municipales (article L613-4).
Le code de déontologie (article R631-12) va plus loin : interdiction d'utiliser des logos ou signes aux couleurs et caractéristiques proches de ceux des administrations, de laisser croire à un lien avec une autorité publique, ou d'équiper les véhicules de dispositifs (gyrophares, sirènes) prêtant à confusion. Un agent privé n'est pas un policier, et rien dans son apparence ne doit le laisser penser.
L'arrêté de 2023 : ce qui doit figurer sur la tenue
Depuis le 1er octobre 2024, l'arrêté du 18 juillet 2023 précise les mentions d'identification obligatoires :
- un numéro d'identification (les 7 derniers chiffres du numéro de carte professionnelle), apposé sur la poitrine ;
- l'insigne de l'entreprise (nom ou sigle de l'employeur) ;
- la mention « SÉCURITÉ PRIVÉE » portée dans le dos.
Une précision utile, car le mythe circule : cet arrêté ne fixe pas de « couleurs interdites ». Il encadre l'identification (numéro, insigne, mention dorsale), pas la palette de la tenue. C'est le principe général de non-confusion (article L613-4) qui joue, au cas par cas, sur l'apparence.
Carte professionnelle et équipements
Au-delà de la tenue, l'agent doit pouvoir présenter sa carte professionnelle à toute demande des clients, donneurs d'ordre ou autorités (article R631-25).
Côté équipements, tout dépend de la mission : gilet de protection balistique pour certaines fonctions à risque (convoyage, surveillance armée), moyens prévus par les consignes du site. En revanche, le port d'arme reste un régime d'exception, réservé à des activités précises et soumis à autorisation (voir notre guide l'armement dans la sécurité privée) : l'agent de gardiennage « classique » n'est pas armé, et ne dispose d'aucun pouvoir de contrainte au-delà du droit commun. La tenue, l'identification et le comportement relèvent d'ailleurs de la déontologie, un chapitre-clé de l'examen : révisez-le sur nos tests.
▸ SOURCES
- Article L613-4 du Code de la sécurité intérieure (tenue et identification) — Légifrance (DILA)
- Article L613-6-1 du Code de la sécurité intérieure (dispense télésurveillance) — Légifrance (DILA)
- Arrêté du 18 juillet 2023 relatif aux tenues des agents privés de sécurité — Légifrance (DILA)